À Hong Kong, JGW attire 4,5 % d’acheteurs de plus : les commandes restent à suivre
Une table ronde GEM+ consacrée au leadership de la nouvelle génération et à la transmission des entreprises de pierres précieuses pendant JGW September.Informa Markets JewelleryJGW September 2026 a accueilli 57 632 acheteurs distincts. Les évolutions régionales, le choix des stocks et les débats sur le design éclairent l’activité d’approvisionnement, sans suffire à établir une hausse des ventes ou une reprise générale de la demande.
Ce que mesure la fréquentation
Dans son bilan publié le 21 septembre 2026, Informa Markets Jewellery fait état de 57 632 acheteurs distincts à JGW September, venus de 149 pays et régions, soit 4,5 % de plus que lors de l’édition précédente. Le salon s’est tenu du 14 au 18 septembre à AsiaWorld-Expo et du 16 au 20 septembre au Hong Kong Convention and Exhibition Centre. Chaque acheteur n’a été compté qu’une fois sur l’ensemble du salon, quel que soit le nombre de ses visites : il ne s’agit donc pas d’un cumul des entrées quotidiennes.
L’organisateur annonce également environ 3 000 exposants issus de 46 pays et régions, répartis dans plus de 40 pavillons thématiques. Réunir matières, bijoux finis et fournisseurs permet aux acheteurs de comparer plusieurs options. La progression de leur nombre indique aussi que davantage de participants ont consacré du temps à ces échanges. Le communiqué ne donne toutefois aucun montant de transactions et ne permet pas de savoir quelle part des demandes de renseignements a débouché sur des commandes.
Distinguer croissance régionale et poids des marchés
La répartition géographique apporte un éclairage complémentaire. Selon l’organisateur, Hong Kong, la Chine continentale et les marchés internationaux représentaient chacun environ un tiers des acheteurs. Les effectifs ont progressé sur un an de 4,5 % pour la Chine continentale, de 24,2 % pour l’Amérique du Nord, de 13,4 % pour l’Europe et de 42,2 % pour l’Asie centrale. Les tiers décrivent une composition approximative ; les autres pourcentages mesurent une évolution de la fréquentation. Ces indicateurs ne sont pas interchangeables.
La hausse de 42,2 % du nombre d’acheteurs d’Asie centrale ne suffit donc pas à en faire le premier marché acheteur. Ni les effectifs régionaux en valeur absolue, ni les bases de comparaison, ni le montant des commandes par région ne sont précisés. Les exposants peuvent confronter ces chiffres à l’origine de leurs propres clients, à la qualité des demandes et aux ventes conclues après le salon. Un seul taux de croissance constitue une base trop étroite pour revoir les priorités commerciales.
Relier les achats à la rotation des stocks
Les responsables de l’organisateur ont observé un intérêt pour des stocks susceptibles de se vendre rapidement, ainsi que le retour de certains acheteurs européens et américains. Il s’agit d’une observation de terrain de l’organisateur, et non d’une enquête indépendante auprès des acheteurs. Elle invite à examiner l’attrait d’une nouveauté en même temps que sa compatibilité avec les niveaux de prix, les circuits de vente et les rythmes de réassort déjà pratiqués.
Détaillants et fournisseurs peuvent ainsi comparer les conditions d’une petite commande d’essai, les délais et les possibilités de réassort, puis évaluer l’assortiment à partir des ventes réelles. Ce sont des pistes d’analyse, pas des comportements d’achat démontrés par le communiqué. En l’absence de données sur la taille des commandes, les taux d’écoulement et la durée de détention des stocks, une préférence pour des produits faciles à vendre ne prouve pas que la rotation des stocks s’est déjà améliorée.
Du design et des techniques à leur application commerciale
Le programme abordait aussi des questions de gestion au-delà des achats. Les discussions GEM+ portaient sur la consommation de luxe de la génération Z, le commerce sur les réseaux sociaux et la transmission entre générations. Le salon présentait également des créations d’un concours de bijoux en pierres de couleur sans distinction de genre, ainsi que des démonstrations d’innovation dans le travail du métal. Ces sujets nourrissent la réflexion sur la création, la fabrication et la relation client, sans démontrer une hausse des ventes des modèles concernés.
La suite se jouera dans la transformation des rencontres en relations commerciales durables, et des recherches de design ou de fabrication en assortiments que l’on peut vendre et réapprovisionner. Des publications d’entreprises sur les commandes, les achats répétés et les ventes au détail permettront de mieux apprécier ces signaux. Pour l’heure, la hausse de 4,5 % témoigne d’une participation accrue aux échanges d’approvisionnement ; elle ne suffit pas à conclure à une reprise généralisée de la demande du secteur.


